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 Larme de Lune

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William Haze
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MessageSujet: Larme de Lune   Lun 1 Oct - 20:20

Le vent siffla quelques instants.
L’horizon orange baignait la forêt interdite de sa lumière mourante. William aimait cette couleur. Sans doute parce qu’elle était éphémère, peut-être parce qu’elle évoquait la fin de quelque chose, quelque chose qui vivrait de nouveau le lendemain, amenant avec elle clarté et vérité, mort et réalité.

Un trait blanc et noir filait à toute allure, simple feuille morte chargée de plomb, faucon sans couleur tombé du haut de l’Yggdrasill. Mais les vents ne le portaient plus. Lui, leur maître, chutait comme le dernier des humains vers la terre ocre comme une graine qui ne peut espérer éclore un jour.

Et puis, l’impact. Avec un bruit sourd, le dos de William heurta le sol. La violence du choc lui coupa la respiration et un voile noir vint se poser sur ses yeux, lui dissimulant la couleur du ciel.


**Allez on joue à cache-cache ! Tu comptes ?

1…2…3**

« Huuuuuuuuuuuumpf »

L’air s’engouffra de nouveau dans ses poumons, lui lacérant les entrailles. Les nuages roses réapparurent toujours aussi calmes. Sans doute n’avaient ils pas eu le temps de se cacher…
Il resta un instant allongé sur le sol. La chute avait été assez élevée mais il ne semblait pas avoir de fractures.
Au dessus de lui, la lumière déclinait lentement…


« Je suis un oiseau, qui est tombé de haut… »

Mais on lui avait menti, il n’était pas un oiseau, il ne savait pas voler. Il s’était lamentablement écrasé sur le sol, tout comme ses espoirs. Il avait perdu quelque chose, une chose plus importante que l’arrestation du chef des Angels of Death, que le semi-échec, que certains appelaient semi-victoire, du Bal de Pâques. Mais quoi ?

Pas besoin de chercher, il ne pouvait le savoir de toute façon. Peut-être qu’il avait perdu une étoile…
Mais il n’avait pas envie d’y penser, la valse aérienne avec Dame la mort l’avait laissé comme une coque vide et il était bien trop occupé à ramasser ses pensées à la petite cuiller.
Il attendrait la Lune, et puis il lui demanderait…

Dans sa tête, la chanson en était encore à ses balbutiements, on n’entendait presque pas de musique, juste une voix.


« Une larme qui coule, j’ai dans la gorge une boule. »

Les yeux dans le vague, il regardait les notes colorées apparaître et disparaître au-dessus de lui. A la manière des enfants en bas âge, il tentait de les attraper mais à chaque fois elles lui échappaient.

Il toucha son visage. Il restait une moitié de masque en porcelaine du côté gauche, l’autre moitié ayant été brisée lors de la bataille du Bal.
Depuis, il s’était fait discret. Il avait fallu attendre que les choses se tassent, la sécurité avait été renforcée et approcher le moindre endroit magique était devenu aussi facile et sûr que d’arracher une dent à un dragon.[/i]

« Du bonheur j’en ai pas, y’en a qu’pour Pierre et Paul… »

Il mit sur pause son baladeur et écouta les bruits de la forêt. Dans quelques instants, elle commencerait à être effrayante mais pour l’instant elle semblait plutôt calme.
Juste à côté de lui, il reconnut l’endroit où, plus jeune, il s’était entraîné à lancer certains sorts dangereux. Il se leva, caressa les pierres et s’assit avec précaution sur l’une d’elles, les jambes formant un ovale.

Il avait la nuit pour oublier, pour être un autre, encore une fois… Demain, il penserait, pas ce soir.
Il regarda le dernier rayon de soleil mourir au dessus des cimes. On ne regardait pas la lune, on la rêvait, assis sur une pierre froide, avec comme seule peur, la venue de l’aurore.

Il ferma les yeux et ralluma son baladeur.


« Jacques a dit cours…»

Un vent frais balaya ses cheveux, trois fées vinrent danser derrière ses paupières tandis que des papillons d’horreur voletaient autour de lui, dans un battement d’aile apaisant.
Souriant, il dodelina de la tête.

Il avait sauté pour attraper la lune, et puis un peu pour voler aussi, mais il l’avait ratée. Il se souvint d’une phrase qu’il avait lu un jour :


*Visez toujours la lune. Même si vous la ratez, vous atterrirez parmi les étoiles.*

Mais lui, il était passé à côté de la Lune et il ne voyait toujours pas les étoiles. Non, décidément il n’était pas d’humeur à jouer à l’imbécile, tant pis, il jouerait au fou.

« Destinée, ô destinée que réserves-tu aux hommes ? La mort, héhé, ne tombons pas dans les banalités voulez-vous ma chère. La mort est assez bonne cavalière mais faîtes un pas de travers et elle ne vous ramasse pas ! Non, quoi d’autre ? Vous ne savez pas ? Vous donnez votre langue au fou ?»

Grisé par ses propres paroles, il commença à faire les cents pas.

« Ou demandons au monde ! Oh, monde, dis nous : que réserves-tu aux hommes ? La mort ? Encore ! Vous avez tous ce mot à la bouche ou quoi ? C’est désespérant. Mais vous avez tord mon cher je vous assure ! »

Là-dessus, il se mit à chantonner.

« Bien sûr j’ai tord disait le monde, puisque je n’tourne pas rond ! »

Soudain il s’arrêta net, un pied encore en l’air, les yeux flous et son éternel sourire aux lèvres. Un bruit venait de se faire entendre quelque part à côté de lui. D’un geste brusque, il se retourna et scruta l’obscurité. Quelqu’un se trouvait là. Un élève ?

*Hihihi qui a peur du grand méchant loup ?*

Bien décidé à effrayer l’importun qui l’avait dérangé dans sa discussion, il s’approcha à pas de loup de la silhouette sombre. Ceci était un peu stupide car s’il s’agissait d’un Auror, il se retrouverait bien bête.
Il aurait pu s’agir d’un élève comme d’un professeur, on ne voyait plus rien maintenant…
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Calaïs Andromaque
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Ven 23 Nov - 23:13

[HJ: En espérant que ça te convienne]:blush:

Il était tard et elle avait eu une longue journée.



A cette époque de l’année le ciel s’assombrissait très rapidement ainsi lorsque les cours se terminaient le soleil commençait déjà a décliner.
En cette fin d’après-midi, juste après la fin des cours, Calaïs s’était littéralement effondrée dans un des fauteuils de sa salle commune et sembla même être collé au velours jaune du siège. Autour d’elle régnait une certaine agitation ainsi qu’une chaleur étouffante que notre jeune Andromaque avait du mal a supporter.
Quelques minutes s’écoulèrent dans une léthargie profonde et seules les sollicitations répétées de nombreux élèves a propos de tels ou tels problèmes l’incita a s’esquiver. La frêle française s’échappa donc de sa salle commune et se retrouva dans le ténébreux couloir qui l’emmena jusqu’au hall. Là, l’idée du soleil couchant et d’une petite promenade firent irruption dans son esprit et la tira en dehors de l’enceinte du château.

Le vent s’engouffra alors sous sa veste de cuir noir qui lui arrivait jusqu’aux chevilles. Elle ferma les yeux pour profiter de cet instant fugitif, pour profiter du vent qui lui caressait les joues et le cou comme l’avait fait celui qu’elle a tant aimée. A cette idée, un frisson lui parcouru le corps et enfin elle se mit en route. Calaïs marchait sans vraiment de but, elle laissait ses pieds la guidait vers un endroit tranquille. Le ciel avait des reflets oranges et roses et pendant quelques secondes la française leva son regard azurs, se remplissant de l’infini du ciel… La vie lui paraissait si compliquée maintenant, cela tranché nettement avec la simplicité de ce moment solitaire.

Après un profond soupir et après s’être reconnectée a la réalité, Calaïs remarqua que ses pas l’avait conduit jusqu’à la foret interdite. Lieu de toutes les rencontres, de tout les dangers. Sa dernière expédition dans cet endroit lui semblait encore très flou et ses conséquences étaient encore gravées sur sa poitrine: trois larges cicatrices barrant son torse de femme et dont la cause lui était inconnue… Elle respira un grand coup et enferma de son poing sa baguette qui se trouvait dans sa veste.
Les grands arbres de la foret semblaient plutôt protecteurs mais cette foret est toujours pleines de surprises…

Soudain la française sentit une présence derrière elle. Mince, elle qui pensait être indétectable: pourtant elle était habillée tout en noir. En effet, la jeune femme portée un jean noir qui descendait dans des bottes, elles aussi noires et montantes jusqu’aux genoux. Elle avait également un pull en V noir et sa longue veste de cuir. Même ses longs cheveux étaient de couleur ébène. En vérité, seul ses yeux tranchaient avec l’obscurité ambiante. Ses yeux d’un bleu profond semblaient couper le début de cette nuit.
Pendant un instant, elle resta sans rien faire mais très vite elle se retourna. Calaïs ne distingua pas très bien qui était-ce, car chose certaine c’était un humain mais il était très proche et donc elle s’avança et d’un geste fit pression sur le torse de l’inconnu a l’aide de sa baguette. Tout cela ne dura que quelques secondes, enfin la jeune femme se décida a dire:


« Qui est-tu? »

Elle avait murmurer cela au creux de l’oreille de l’étranger et maintenant il n’y avait qu’une chose a faire: attendre. Attendre en espérant ne pas se faire trancher en deux…

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William Haze
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Sam 24 Nov - 12:26

[Ca me va très bien :blush: Sinon, à la fin il t'as pris pour la Lune ^^''. Dis moi si tu veux que je change quelque chose.]

William sentit d’abord le bois contre sa poitrine et plissa les yeux afin de distinguer l’inconnu. Puis, perçant la nuit de leur aube azurée, deux yeux apparurent face à lui. Et enfin, la voix. Il s’agissait d’une femme, de ça il pouvait être certain mais était-ce une élève, un membre du personnel ?

Il ne prit pas tout de suite la parole et se contenta de sourire pour seul réponse, un demi-sourire qui brilla dans la nuit comme celui d’un chat du Cheshire.
Non, vraiment, il était déçu. Son effet de surprise était en miettes et c’était même lui qui était en position de faiblesse.
Après quelques secondes, il jugea que la comédie avait assez duré et fit disparaître ses dents blanches aussi vite qu’elles étaient apparues.

Il pencha la tête sur le côté comme pour avoir un autre angle de vue sur la silhouette sombre et d’un air amusé il ouvrit la bouche :


« Tout dépend à vrai dire de qui Vous êtes. Je ne prends de sens que par rapport à votre propre perception et ne suis rien de moi-même et tout à la fois. Ne trouvez-vous pas cela merveilleux d’être ainsi lié dans notre recherche du « Qui » ? Car je voudrais moi-même savoir à qui j’ai affaire.
Mais je ne vous réponds pas et les questions sans réponse sont le plus souvent désagréables.
Soyez femme et je serais votre opposé, soyez autorité, je me défierais de vous et pourtant vous désirerais mienne, soyez faible et je serais loup, soyez forte et je jouerais les fous.
Si néanmoins vous êtes égarée, je me ferais guide pour vous perdre en lieu de sottise car je me vois moi-même enchevêtré dans les toiles de l’absurde et plus apeuré encore que l’enfant qui craint le noir.
Finalement, je suis l’ombre de l’autre qui se reflète dans vos yeux et je dois dire belle marquise que d’amour mourir ces derniers me font. »

Fort content de sa tirade, il pensa un instant à se dégager de cette promiscuité gênante, mais il se remémora la présence de la baguette contre son torse et n’en fit rien. Il posa néanmoins l’index sur le bois et constata, non sans étonnement, une certaine similitude avec sa propre baguette. Quelqu’un qui possédait un si bel objet ne pouvait pas vraiment être mauvais. Ou bon, mais là n’était pas la question.

Pourtant, d’un coup d’un seul, le jeune Haze eut une révélation. Elle était venue en fin de compte ! L’idée fut trop forte et il ne put se contenir. D’un geste vif, il se glissa sur le côté et commença à tourner tout autour de la jeune femme, s’accrochant parfois à une branche basse et répétant à voix basse :


« Elle est là ! Place ! Place ! »

A tourner comme cela, il ne voyait plus la silhouette et ne distinguait plus qu’une masse sombre et vacillante qui dansait dans ses yeux embrumés. Enfin, il se calma quelque peu, et agrippa ce qu’il jugea comme une branche avant de se retourner comme le cochon pendu et de scruter de nouveau la nuit, sa moitié de masque lui donnant un faux-air de Pierrot égaré.
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Calaïs Andromaque
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Sam 24 Nov - 23:05

[HJ: Superbe Rp, ne change rien ^^]

Tout semblait calme mais pourtant…




Mais pourtant au cœur de la foret interdite notre belle Andromaque se tenait nez a nez avec quelqu’un dont elle ignorait tout. Après sa question l’air sembla s’alourdir et le silence se fit également plus pesant. Seul le vent glissant dans les feuilles mortes des arbres séculaires faisait un soupçon de bruit.
Puis l’inconnu se décida a parler, peut-être par crainte de cette baguette contre son torse ou peut-être pour d’autres raisons mais il se mit a parler… Calaïs tendait l’oreille et l’écoutait avec une grande attention. Il s’engagea dans un long propos dont la française ne pu tirer aucunes réponses au sujet de son identité.
La préfete en chef gardait tout simplement le silence face a un pareil discours. Il lui fit même un compliment qui la toucha presque… Elle ne savait pas trop comment réagir et quoi lui dire mais qu’importe puisqu’elle n’eu le temps de rien faire…
L’homme (car il s’agissait bien d’un homme, même dans cette profonde obscurité on ne pouvait en douter…), après avoir parler, se stoppa et se contenta de toucher la baguette de la jeune femme. Calaïs le laissait faire, laissant suivre le cours des choses dans un ordre qui lui échappait quelque peu.

Ensuite il fit un pas sur le coté d’un geste vif mais Calaïs semblait complètement détaché de ses faits et gestes. Elle avait l’impression qu’il n’était pas réel et cette impression augmenta lorsque le jeune homme commença a tourbillonner autour d’elle…


« Elle est là ! Place ! Place !»

* Mais qu’est ce qu’il fait? Et qu’est ce que je fais moi maintenant? Non d’un hibou; je crois bien qu’il a un pet au casque celui là! Bingo Andromaque tu t’es encore fourrée dans une belle galère! Bon garde ton calme ma vieille…*

Après cette irruption dans ses pensées, la jeune femme décida d’agir plutôt que de penser trop. Le jeune homme était maintenant accroché a une branche; il faisait le cochon pendu. Calaïs l’examina pendant quelques secondes et vit que son visage était recouvert de moitié par un masque. Ce masque, elle l’avait déjà vu, oui mais bien sur…
La française s’avança jusqu’à la branche, là elle sortit une cigarette de sa poche puis l’alluma nonchalamment. Elle en prit quelques bouffées puis recracha la fumée au visage du jeune homme avant de reprendre la conversation:


«Calaïs Andromaque voilà mon nom! »

Elle fit une pause. Son ton était détendu, détachée presque insensible et froid

« Le fou c’est ainsi que l’on te nomme n’est ce pas? »

Il lui sembla pour une fois viser juste. En effet notre française, bien que s’occupant peu des querelles qui opposaient le bien et le mal, avait reconnu celui que l’on appelait « le fou ». Calaïs savait pertinemment qu’il était un fervent partisan des Angels of the Death et il était tristement connu…
La franchie eu alors un petit éclair de lucidité qui l’aurait pousser a la fuite mais elle décida de ne pas l’écouter et de rester avec ce jeune homme. Et puis elle avait un principe: ne jamais tourner le dos… La poufsouffle étouffa alors cette lucidité et prit sa plus grande part de courage qui restait en elle. La nuit risquait d’être longue…
Enfin elle lui souria, comme on sourirait a un enfant malade et ses yeux saphirs plongèrent dans ceux du jeune homme.

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William Haze
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Dim 25 Nov - 14:29

La terre tournait encore de son obscurité vacillante. Il avait légèrement baissé les yeux et il lui semblait distinguer au-dessous de lui un abîme vertigineux et angoissant. Pris de panique devant ce néant près à l’engloutir, il resserra ses bras et ses jambes contre l’arbre, près à défaillir.
Mais soudain, embrasant le rideau noir de sa lueur brûlante, la cigarette de l’étrangère le rappela à la réalité. Les pupilles de William quittèrent peu à peu le vide abyssal du sol et s’imprégnèrent de la lumière orange et mouvante. En son esprit, des images de combat et de corps meurtris apparurent.
La voix de la jeune femme parvint de nouveau à ses oreilles. Calaïs Andromaque ? Décidément, ses parents aimaient la mythologie. Le garçon lui, exultait. Il en savait maintenant davantage sur son interlocutrice qu’elle n’en savait sur lui, il voulut rire mais aucun son ne sortit de ses lèvres car l’instant suivant, de la fumée vint s’écraser contre son visage.
Un peu déconcerté, il toussota et ferma un œil. Peut-être n’était-elle pas très joviale ce soir. La musicalité de sa voix avait quelque peu changé et s’était faite blizzard. Pourtant, il n’y avait pas réellement d’agressivité dans sa voix.

Et puis ce fut la déception. Elle en savait tout autant que lui. Son appartenance aux Angels of Death, son appellation… Non, vraiment, il commençait à la trouver agaçante… Et voilà que maintenant elle lui souriait. Il n’était plus un enfant, ce n’était pas des manières ! Néanmoins, cette position ne lui était pas désagréable et il décida de s’en tenir à cela.
Lorsque les yeux de Calaïs plongèrent dans les siens, il se contenta de soutenir son regard quelques instants sans exprimer d’émotions. Puis, se lassant de ce jeu, il lâcha un large sourire avant de rouler des yeux, de prendre un air boudeur, et de descendre de son perchoir.

Sans prendre la moindre précaution, il lui tourna le dos et leva son bras gauche nonchalamment avant de prononcer sur un ton rêveur:


« Lumos »

Une faible lumière bleue vint éclairer la moitié de son corps faisant danser les ombres légères sur sa chemise blanche tâchées dans sa chute. Il commença à agiter sa baguette dans l’air comme s’il tentait de démontrer quelque chose.

« Oui fou, c’est cela. On m’a une fois appelé chapelier mais jamais lièvre de Mars, j’en suis d’ailleurs très fâché. Je crois entendre, à votre voix, que vous étiez de la fête à un certain bal de Pâques. Je me trompe ? Avez-vous perdu quelqu’un de cher ? Ce serait dommage, car nous partirions alors sur de très mauvaises bases. Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis navré, ce serait mentir et un mensonge n’est beau que lorsqu’il semble sincère, mais si cela peut vous rassurer, nous avons tous perdu quelque chose dans cette danse. »

Il s’arrêta un court instant. La scène du Bal de Pâques lui revint en mémoire. La cohue effrayée piétinant les corps qui vomissaient la mort, les cris lancinants qui revenaient comme une symphonie dans ses oreilles, et puis les faucheuses masquées battant l’air de leurs armes fatales. Lui s’était contenté de regarder assis sur une poutre ce désastre magnifique qui s’étendait en bas, comme un Dieu assis sur son trône observant le carnage de l’apocalypse.
Il avait regardé et joué aussi, commandant à coups d’Impero les élèves de Poudlard pour les voir attaquer leurs semblables tels des pantins désarticulés et meurtriers. Oui, décidément, ça avait été un spectacle sublime. Mais, à un moment, il avait revu l’élève qui lui avait montré son oiseau. Les larmes lui coulaient sur le visage et il tenait le cadavre de la frêle créature entre ses mains. Alors, William avait quitté le lieu, la fête était terminée car la tragédie avait atteint le dernier acte, et la scène finale lui était apparue trop insoutenable.

Après cette courte pause, William changea de sujet.


« Mais cessons de parler de moi, qu’en est-il de vous ? Il me semblait pourtant que Calaïs était un nom masculin, mais vous n’avez pas d’aile et vos yeux semblent intactes aussi n’êtes vous pas la même personne. Et Andromaque, avec un nom pareil vous ne pouvez connaître qu’une fin tragique héhé. Mais les divinités persécutrices ne sont peut-être pas là ce soir…

Et que faîtes vous ici ? La forêt n’est-elle pas interdite ? Je vous avais pris pour la Lune et me voilà bien abattu car voyez-vous je voulais lui poser une question : Il me manque quelque chose, je l’ai perdu. Pas ma tête, je vous rassure. Et je n’arrive pas à remettre la main dessus, c’est très fâcheux. Je ne sais pas ce que c’est non plus, peut-être avez-vous la réponse. »

Il s’arrêta de nouveau, essoufflé, il n’avait pas repris sa respiration et l’air commençait à lui manquer. Une fois de plus, il s’emportait et perdait tout sens commun dans ses questions.
Il tourna un peu la tête afin de regarder derrière lui, les volutes de fumée dessinait une ombre spectrale, donnant à la jeune femme une allure d’outre-tombe.
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Calaïs Andromaque
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Dim 25 Nov - 22:51

[HJ: Désolé mais je ne pourrais que te répondre mercredi :unsure: ]

Haine ou Tolérance que choisir?



Le vent avait amené quelques nuages et la foret s’était a présent considérablement obscurcie. La brise faisait également voleter les cheveux noir de jais de la française qui ferma les yeux pendant une fraction de seconde. Calaïs ne prenait pas réellement conscience de la situation et puis a présent qu’ «il» était parti, qu’avait elle a perdre?
Le silence semblait avoir pris une place considérable entre ces deux jeunes gens. La frenchie se concentra pendant un instant sur les bruits qui l’entourait: il y avait le vent qui s’engouffrait sous sa veste, ses lèvres froides embrassant une cigarette et leur deux respirations; presque haletantes…
Puis le jeune homme descendit de son perchoir, se retrouvant prés d’elle, il alluma ensuite sa baguette et l’obscurité se fit moins dense. Calaïs distinguait mieux celui qu’elle supposait encore être le fou et qui gardait encore son intense silence. Mais enfin le silence fut rompu et la jeune femme eu enfin la réponse a sa question. Lorsqu’il eu fini, Calaïs répondit presque immédiatement mais avec une sorte d‘autorité dans le voix:


« Oui j’étais au bal de Pâques. Je n’ai pas eu la tristesse de perdre un être cher ce soir là mais comme chaque élèves de Poudlard j’ai vu des gens que je connaissais disparaître… »

Elle coupa sa phrase, ne voulant en dire plus. Elle repensait a cette affreuse soirée et aux importantes pertes que les Angels of Death avait fait subir a Poudlard. Une stèle en hommage aux disparus avait même été érigée dans le grand hall. Pendant cette soirée, Calaïs avait essayer de faire de son mieux avec les autres préfets et ils avaient rassembler le plus d’élèves possible pour les emmener en lieu sur. Mais cela avait été tellement rapide et tellement inattendu… La française en avait encore le souffle coupé lorsqu’elle repensait a tout cela. Mais bientôt la voix du fou la rappela a la réalité. Il changea complètement de sujet mais enfin elle reprit:

« Dites moi le fou vous êtes bien informé sur la mythologie moldu… J’espère que les Angels, fervent partisans de cette supercherie que vous appelez « le sang pur » , ne connaissent pas votre goût pour les légendes moldus! En tout cas vous avez raison sur un point: Calaïs est bien un prénom masculin. Mais je ne crois ni en une fin tragique, ni en des divinités destructrices…

Elle parlait en faisant les 100 pas devant lui et en terminant sa cigarette. Lorsque le bout de sa cigarette peinait de nouveau a prendre sa couleur rougeâtre, elle la jeta nonchalamment a terre et un dernier volute de fumée se détacha au dessus d’elle. Calaïs prit une grande bouffée d’air et vit que le jeune homme avait du mal a reprendre son souffle. Enfin c’est elle qui reprit la parole:

« C’est vrai que cette foret est interdite mais qu’importe puisque aucun de nous deux voulons que cette escapade soit découverte n’est ce pas? »

Elle vit que la fin du discours du jeune homme était quelque peu flou et quelque peu surprenant. Alors la jeune femme se contenta de s’approcher de lui, de replonger ses yeux dans les siens et de lui répondre enfin:

« Je n’ai aucunes réponses tant que je n’ai aucuns énoncés »

Calaïs laissa de coté le fait que ce jeune homme l’avait pris pour la Lune; puisque tout lui paraissait tellement étrange; même ses sentiments se mêlaient. Calaïs était de plus en plus tourmentée et pourtant ses phrases restaient très détachées, très ferme et jamais elle n’avait de trémolos dans la voix. Lorsqu’elle parlait la française semblait sur d’elle et rien ne pouvait la troublée mais le silence lui ôtait toute son assurance…
Elle éprouvait un profond mépris pour ce jeune homme qui avait choisi son camp, qui avait tué, qui avait meurtri et pourtant elle ressentait au fond d’elle une sorte de tolérance, de tolérance a sa folie…
Est ce que tout est toujours tout blanc ou tout noir?

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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Mar 27 Nov - 15:03

[HJ: Aucun problème. Y'a pas l'feu au lac.]

William fit claquer sa langue avec un air agacé comme si Calaïs ne comprenait pas sa question. Il contempla un moment le mégot tombé sur le sol en souriant malicieusement. Etait-ce toujours le même ? Un vil corbeau ne l’avait il pas prit dans son bec et remplacé par un autre ? Il roula la tête pour regarder dans la direction de la jeune femme, à cet instant, sans doute aucun, le morceau de cendre devait avoir disparu…

« Voilà qui est bien amusant tendre Sélène, commença-t-il sur un ton ironique, vous me tutoyez et dès l’instant où vous avez un mot pour me nommer vous passez au vouvoiement. Je vous en prie, je ne suis pas du genre à faire des manières alors continuez sur votre lancer. D’ailleurs, pour parfaire les choses, voici mon prénom : William, mais si vous préférez fou, qu’à cela ne tienne, les compliments sont comme des sucreries et je ne tiens pas à ma ligne.

Pour ce qui est de l’idéal de pureté des anges, il n’est pas partagé par tous les membres. A vrai dire, sangs purs, moldus et sangs mêlés, ce ne sont que des querelles inutiles. Cela sert à recruter de nouveaux adeptes en quelque sorte mais au final, seul compte le pouvoir. C’est ce que vous recherchez tous vous, pauvres mortels, je me trompe ? »

Il eut encore un petit hochement de tête et, pris d’une angoisse, il fit violemment pivoter sa tête d’un quart de tour vers le mégot qui se tenait toujours immobile. Ouf, il était encore là, il n’y avait pas idée de lui faire des frayeurs pareilles !
D’un geste nonchalant et avec le sourire, il prononça quelques mots et l’instant d’après, le mégot avait disparu dans un trait lumineux. Puis, il reprit le fil de son discours comme si de rien n’était.


« Et moi, assis en haut de la Butte, j’observe les cadavres s’amonceler comme une pyramide s’élève pour atteindre les cieux et détrôner le divin. Mais cessons cette mascarade car l’on ne saisit l’inexistence que par le mensonge et je manie les masques à merveille. Il est des choses que l’on ne peut comprendre que lorsqu’on les vit et ce ne sont pas de pâles termes comme dépersonnalisation et déréalisation qui peuvent vous aider à les appréhender. »

L’espace d’une seconde, ses yeux se baissèrent et avec douceur, il ôta la moitié de son masque, l’air triste. Que Calaïs n’ait pas de réponse à sa question existentielle l’attristait énormément. De nos jours, les jeunes n’avaient plus réponse à rien qui touchât à l’abstrait.

« Tant pis, ce qui est perdu est perdu, je ne vais pas crier : ‘au vol et encore moins à l’assassin et au meurtrier’… »

Aussi, il remit avec un soupir la moitié de masque contre sa joue tout en gardant les yeux fermés.
Une fois de plus, la préfète s’était plantée devant lui. Il sentait son odeur, il entendait sa respiration et les notes harmonieuses de sa voix qui fendaient l’air de leur détermination farouche. Pourtant, William sentit comme un accroc dans l’air, une fausse note sur la partition émotionnelle de Calaïs.


*Il est des yeux comme des soucoupes ou des plus gros que le ventre mais des comme les vôtres ma chère, il en est vraiment peu. Ce sont comme des miroirs sans tain faits de lapis-lazulis: alors qu’on les regarde, on se perd dans le labyrinthe de leur contemplation et notre propre image nous hypnotise. Mais derrière, ah derrière c’est vous, entièrement vous hihihihihihi.*

Laissant le temps s’écouler, il huma l’air profondément et prépara, les yeux toujours clos, un sourire amical sur sa double face.

Mais alors qu’un vent léger et néanmoins glacial balayait ses cheveux, il ouvrit brutalement ses paupières, son expression passant de la douce rêverie au regard féroce. Sa bouche arborait toujours un sourire mais c’était davantage un rictus carnassier qu’autre chose.
Il fit un pas, sans parler d’abord, jusqu’à ce que son nez effleure celui de la jeune femme un peu trop téméraire, comme pour la faire reculer.

Ensuite, sans lâcher de ses yeux étincelants de folie les saphirs de la Poufsouffle, il se mit à parler :


« Moi, moi, toujours moi, je m’égare en soliloque. Et vous, n’avez-vous pas quelque chose à raconter ? L’expérience m’a appris que les personnes au courage proche de l’inconscience ont souvent quelque chose à cacher.
Vous n’avez pas vraiment répondu à ma question tout à l’heure: Que faîtes-vous ici ? Pourquoi vos pas vous ont-ils guidé en ce lieu interdit ? Besoin d’oublier quelque chose ? De réfléchir ? Qu’avez-vous fait de si abominable pour vous exiler ici ? »

Sa voix était grincement et ses paroles rasoirs. Ses mouvements étaient brusques et saccadés comme si un marionnettiste facétieux s’amusait à tirer trop brusquement sur les cordes. Avec rapidité, il fit un pas sur le côté tout en criant presque :

« Ah ! Quel est ce vieux sage qui surgit de la tombe ? ACTE MANQUE hurle-t-il, ACTE MANQUE. Mais faîtes le taire ! »

Il enchaîna sans pause aucune mais se replaçant exactement devant elle et reprenant sa marche lente et menaçante, tout en baissant la voix légèrement comme pour lui faire une fausse confidence.

« Ne prêtez pas oreille ma belle dame, il ne profère que des absurdités. Ecoutez-moi plutôt et dîtes moi tout, car je n’aspire qu’à crever la frêle barrière de vos yeux océan afin de répandre votre âme aux quatre vents. »

Dans la tête du fou, cette phrase n’était que métaphore mais pour une oreille non-avertie ce pouvait être perçu comme une menace réelle.

« Alors ? Trop plein de peine ou peine de cœur, sourires oubliés ou bien rancœur ? Pleurez-vous un frère, un père ou un ami ? Avez-vous éconduit l’amant qui vous chérissait, par ennui, ou par excès d’amour ?
Oui, ce doit être ça ! Les gens de nos jours sont obsédés par l’amour. »

William avançait tout cela sans aucun fondement, Calaïs pouvait bien être venue par simple hasard, mais le fou était persuadé de détenir la Vérité universelle. Il poursuivit son discours sans laisser le temps à la jeune femme de reprendre ses esprits.

« Et l’amant délaissé perdit foi dans le monde de la lumière et se jeta à corps perdu dans les ténèbres réconfortantes. Bravo, bravo ! C’est magnifique. Je vois déjà la fin de la pièce. Dernier acte, scène dernière : La bataille fait rage. »

A cet instant, il agita le bras qui tenait sa baguette et commença à faire de grands gestes comme s’il maniait une épée, au risque de blesser Calaïs. D’autant que de sa baguette partait de temps à autre de petits traits colorés qui fusaient dans l’air et ricochaient contre les arbres.

« L’amant couronné d’ombre, continua-t-il, est abattu par la lumière azuréenne de son aimée, celle-ci récupère son corps contre le pavé et hurle au désespoir qu’on le lui rende. Et la chouette, auréolée par la lumière lunaire se met à rire. Elle se moque de ces êtres qui veulent cesser d’être, elle qui prie chaque soir pour que le sol ne se dérobe pas sous ses pieds.
Elle qui vole incessamment de peur qu’en touchant le monde ce dernier ne s’évapore et se disperse. »

Dans cette dernière phrase, le fou avait livré au travers de la chouette une partie du mystère concernant sa folie. Mais voilà soudain que sa fureur bestiale le quittait. Il cligna des yeux comme s’il revenait à lui après une forte crise et, sans prêter attention à Calaïs, il s’éloigna de quelques pas et vint s’asseoir sur un rocher. Avec un air morne et las, il fit un signe vague en sa direction :

« Mais ce ne sont là que des suppositions, bien sûr. Seule compte votre réponse… »

Il se recroquevilla, posant sa tête sur ses genoux relevés, les yeux dans le vague, attendant maintenant patiemment qu’elle lui réponde.

[HJ: Ok, je sors...XD]
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Calaïs Andromaque
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Mer 28 Nov - 18:28

Elle ne pensait qu’a lui et tout le reste lui semblait irréel …


Calaïs semblait de plus en plus désorientée et son mal allait empirer ( mais cela elle ne le sait pas encore ). Un premier geste presque instinctif la poussa a regarder en l’air. Elle voulait revoir encore une fois les étoiles, ses petites sphères célestes qui avaient toujours été là et de qui de tout temps avaient rassurées les Hommes. Pourraient-elle l’aider a présent? Rien n’était sûr… De plus les épais nuages apportés par le vent étaient venus boucher complètement le ciel qui avait pris une teinte noir d’encre. Puis La française revint enfin a un semblant de réalité et elle s’aperçue que pendant quelques instants le jeune homme était resté bloquer sur son mégot de cigarette

* A quoi peut-il bien penser? * pensa elle même la jeune étudiante

Ensuite il interrompit son observation et en même temps le cours de leurs pensées. Il s’élança alors dans une explication sur le vouvoiement et le tutoiement et Calaïs vit bien qu’il préférait le tutoiement. Néanmoins et sûrement par esprit de contradiction la jeune française adopta définitivement le vouvoiement. Enfin « le fou » termina son discours en lui donnant son prénom: William. Entendre son prénom fit une drôle d’impression dans l’intellect de la jeune femme. Entendre son prénom lui avait fait prendre part a une réalité qui lui avait jusqu’ici échapper: la réalité qui lui rappelait que le fou n’était pas une légende mais quelqu’un. Il était une personne de chair et de sang, un esprit qui un jour, peut-être pas si lointain avait été raisonnable. Quelqu’un qui avait eu des parents, qui un jour avait été un enfant, un innocent. La jeune Calaïs prit soudain peur d’avoir trop de compassion et repensa au « fou » qu’il était devenu. Ce retour a la rigueur fut encouragé par les paroles de ce cher William qui parlait de la guéguerre des sang-pur et des sang-mêlé. Au fond n’avait il peut-être pas tord? Peut-être qu’ils ne cherchaient que le pouvoir… La poufsouffle observait avec attention le jeune homme qui d’un geste vif regarda de nouveau le mégot comme si il avait eu peur de ne pas le retrouver mais soudain il le fit disparaître. Plus les secondes passaient et plus elle se persuadait que tout cela ne pouvait être vrai…

De nouveau il reprit son discours comme si il n’avait pas été coupé. La préfete semblait déconcertée par les propos du jeune homme mais elle essayait de paraître le plus décontractée possible en affichant un tendre sourire qui sonnait de toute manière faux. Au bout d’un moment il se tut et laissa la place au silence et au vent qui fit trembler la jeune frenchie. Il arborait un sourire qui faisait froid dans le dos, un sourire pernicieux qui aurait fait fuir n’importe lequel des élèves censés de Poudlard mais Calaïs restait convaincu que tout ceci était une illusion, un simple rêve éveillé… Pourtant cette idée fut mit a mal lorsqu’il fit un pas en avant: leur nez se frôlèrent et la préfete sentit le souffle chaud de William contre son visage. Elle n’osa pas bouger et resta le regard fixé dans celui du jeune homme comme en signe de défi… Comment pouvait-elle être aussi téméraire alors que cela se faisait des mois qu’elle se battait contre elle-même, qu’elle luttait a chaque seconde contre son chagrin et qu’elle s’épuisait de plus en plus chaque jour?

Le jeune homme reprit encore la parole et lui posa une foule d’interrogations. Il voulait absolument savoir pourquoi elle était ici? Et il se mit même a faire des hypothèses, se demandant quelles choses terribles avait elle faite pour s’exiler ainsi? Calaïs se plongea dans un profond mutisme et elle le laissa se plonger dans délires psychotiques jusqu’à ce qu’il commença a parler de lui a la troisième personne. Il lui demanda ensuite de ne pas faire attention a lui et de lui laisser son cœur.
De nouvelles suppositions fusèrent comme des poignards qu'on lançait pour atteindre son coeur: le problème c’est qu’il visait juste. La jeune femme fut prise de panique, comment se faisait il que l’on pouvait lire aussi facilement dans son esprit? Elle qui pensait s’être préparée a toujours cacher ses émotions, ses souvenirs, ses pensées. Il lui conta une histoire qui ressemblait a si méprendre a sa propre histoire ( sauf en ce qui concerne la fin de cette histoire).

Enfin il se plongea dans le silence et attendit une réponse de la part de Calaïs mais elle ne voulait que le contraire: se taire, juste se taire et s’enfuir. Pourtant quelque chose la clouait au sol et son inconscient lui interdisait de se mouvoir. Elle aurait voulu simplement s’effondrer sur le sol de cette forêt et pleurer toutes les larmes de son corps… Ses larmes qu’elle avait refouler depuis si longtemps, il lui semblait si dure a présent de lutter contre et de lutter contre le jeune homme. Pourquoi n’en finissait-il pas? Pourquoi n’était elle pas rester avec les autres élèves se soir là?
A ce moment précis Calaïs ne souhait enfin plus qu’une chose: ne plus rien ressentir, elle voulait se libérer de se poids qui la pesait, être en paix pour une fois…


« Que voulez-vous que je vous dise William? Que vous avez raison? Et bien oui vous avait visé bon! C’est bien la mélancolie de l’amour qui m’a poussé jusqu’ici… Mais croyez-vous vraiment que je vais me confier a vous? Si vous pensez que oui alors c'est que vous êtes plus fou qu’on ne le prétend… »

Son ton était écorchant et maintenant la colère et la tristesse lui faisait trembler les mains. Elle sentait une boule se formait dans sa gorge et elle se sentait étouffer. Calaïs prier le ciel pour lui donner la force de ne pas faiblir et de ne pas pleurer.

« Ne me posez plus de questions et je ne vous en poserait pas! De toute façon un cœur comme le votre ne peu plus comprendre ces choses là. L’amour est quelque chose qui vous échappe sinon vous ne seriez pas un fidèle des ténèbres. Il fut un temps où vous auriez pu comprendre mais ce temps est révolu William, vous n’êtes plus un enfant! »

Elle le regarda droit dans les yeux et aucunes expressions ne s’affichaient sur son visage de poupée. Elle laissa le silence de nouveau s’installer, ses cheveux voletant au gré du vent lui donnant un air de faiblesse inimaginable…

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William Haze
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Jeu 29 Nov - 20:47

*Touchée*

William aurait du exulter. Il avait frappé juste, il avait craché son venin et empoisonné le corps de la jeune femme qui tremblait maintenant de rage ou peut-être de douleur. Oui, il aurait du rire et puis mettre fin au jeu d’un coup de baguette, comme le chat referme ses mâchoires sur la souris torturée. Puisqu’il était le Mal après tout.
Mais il n’avait plus envie de jouer. Plus maintenant. Elle était décidément bien courageuse cette jeune femme, elle restait là et lui tenait tête alors que n’importe quelle autre personne aurait lâché prise et se serait enfuie à toute jambe. Voilà maintenant que sa froideur et sa distance l’avaient quelque peu quittée, elle griffait l’air de ses mots et laissait sa colère déborder au-delà d’elle.
William l’écouta attentivement jusqu’à la dernière phrase, sans faire de commentaire. Et les dires de Calaïs, sans raison précise, le heurtèrent.

Lorsqu’elle eut terminé, William leva le nez vers la bille de nacre. La lune ne paraissait plus dans le ciel, les nuages avaient empli le plafond céleste et il n’en ressortait plus qu’une masse grouillante et ignoble qui se mouvait lentement au gré du vent. Un enfer dans le ciel.
Il reposa le regard sur la poufsouffle. Finalement, il s’agissait peut-être réellement de la Lune, elle était descendue sur terre et avait abandonné les cieux pour lui rendre visite. Et lui, misérable vermisseau, il la poussait dans ses derniers retranchements, il n’était vraiment pas galant homme.

Il voulut parler, dire quelque chose, peut-être s’excuser, mais après de tels propos on ne s’excusait pas, cela ne servait à rien. Et puis, il n’en n’était pas capable, il n’était même pas sûr de comprendre ce qu’il avait fait, ce qu’il faisait chaque jour, ce qu’il était.
Non, il n’était pas le Mal, il était le fou. Le Mal n’était qu’un de ses nombreux reflets, il n’était que l’interprète des multiples facettes de l’existence.


*Plus de questions ma chère ? Mais nous allons nous ennuyer à mourir…*

Non, il avait trop de questions à poser, trop de portes à ouvrir et de rideaux à tirer. Il laissa donc encore une fois s’imposer le silence, pour réfléchir, pour savoir quoi faire. Pourquoi ne partait-elle pas ? Pourquoi ne pouvait-elle pas le laisser tranquille ? Ne craignait-elle pas la mort, la souffrance ? Mais il n’était pas victime, un fou ne l’était pas. Et puis, il y avait autre chose, il y avait la détresse. Une douleur sourde qui émanait du corps de la jeune femme et qui parvenait jusqu’à lui, qui pénétrait sa peau et lui comprimait le cœur. Cette faiblesse qu’elle exposait sans le vouloir, comme une dernière tentative pour repousser l’agresseur.

Alors, parce qu’il ne pouvait y avoir de réponse adéquate à une telle peine, et parce qu’un fou est toujours maladroit, il se leva et avança en quelques enjambées rapides vers la jeune femme. Là, contemplant un bref instant les iris électriques de Calaïs, il ouvrit la bouche en grand avant de la refermer violemment, faisant claquer l’air de ses dents, à quelques centimètres d’elle.
Un geste simple, comme pour clore la discussion, comme le loup mange l’agneau. Mais aussi pour détruire les paroles qui avaient meurtri, pour abattre l’ultime barrière retenant les larmes, ou au contraire, pour l’aider à les ravaler.

Puis, il revint s’asseoir, tête baissée et âme en souffrance. S’il avait pu aspirer toute la colère et la peine dont il était la cause il l’aurait fait, mais la rancœur devait être forte et il avait peu d’espoir. Au fond de lui, une peur vint faire battre son cœur. Peur de ne pas être aimé, peur de perdre le reste d’humanité caché au fin fond de lui. Et tandis qu’il pensait, il frottait mécaniquement son cou de ses ongles, provoquant une rougeur qui s’amplifiait de plus en plus.

Enfant ? Non, il n’était plus enfant, mais cela ne changeait rien. Il n’avait jamais rien compris à l’amour. Il était passé de l’enfance au néant, sans transition. Mensonge, mensonge.
Il fut un temps, il aimait quelqu’un, peut-être pas comme on aime son amante, mais il l’avait porté dans son cœur. Quelques paroles portées par un vent issu du passé glissèrent avec douceur en son esprit. Il avait replacé ses genoux contre son torse et la rougeur contre son cou était devenue une plaie vermeille d’où s’échappait une petite goutte de sang qui roula doucement contre le « I » de la formule dans sa nuque.

Tourmenté, il reprit la parole.


« Soit, plus de question demoiselle, puisqu’elles vous importunent. Mais pour vous dire la vérité, le fou n’est pas insensible à l’amour car il est celui qui ressent tout de manière exacerbée. Mais il n’a pas envie de l’amour, elle est bien trop maligne. Elle s’approche à pas sournois, et vous attrape de son bras frappeur pour vous laisser à terre souffrant et sanglotant. L’amour change les hommes, c’est elle qui les fait adhérer au Mal. Non, réellement, elle n’en vaut pas la peine. Il n'y a pas de place dans le coeur de l'Amour pour un fou. »

Il avait volontairement échangé les places du fou et de l'amour dans sa phrase, car les choses lui étaient apparues plus justes ainsi. Il changea ensuite de sujet car parler de lui était trop insoutenable. Il cessa alors de se gratter mais émit un petit gémissement de douleur lorsqu’il commença à balancer la tête comme s’il écoutait une chanson. La voix un peu éraillée, il commença à prononcer quelques mots :

« Ont-ils oublié leurs promesses,
Au moindre rire au moindre geste ?
Les grands amours n’ont plus adresse,
Quand l’un s’en va et l’autre reste. »

Puis, il s’arrêta, s’imprégnant des notes qui résonnaient encore contre les murs nocturnes, sa face toujours fendue par un large et éternel sourire.
En bon instable qu’il était, on ne percevait maintenant plus aucune once d’agressivité sur ses traits, seulement quelques regards rêveurs croisés de ci de là, entre songe et illusion.
La chanson avait posé ses questions et il n’en poserait pas davantage, pas pour le moment. Il lui cédait la parole…pour l’instant.




~Dis, tu as peur de mourir?
Non. Mais j'ai peur qu'aimer ne me tue,
et qu'une fois mort personne ne vienne
me ramasser.~
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Calaïs Andromaque
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MessageSujet: Re: Larme de Lune   Sam 1 Déc - 17:00

Le silence avait formé une bulle autour d’eux. Le reste du monde ne semblait plus exister et l’extrême quiétude de la foret interdite devenait bien étrange. Mais Calaïs ne pouvait se plaindre de ce genre de situation, elle ne souhaitait pas réitérer ses exploits de son dernier passage dans cette charmante foret.
Calaïs en voyant la réaction de William avait compris qu’elle l’avait touché. Il restait enfermé dans un long silence et il commença tout d’abord a regarder la lune. Ce soir elle étincelait et perçait même l’opacité des nuages et peut-être croyait-il encore que la française était la lune? La lune qui serait descendue sous la forme humaine voir la Terre. Néanmoins la préfete savait que la lune n’avait pas ce genre de problèmes, l’amour n’a pas de signification pour elle, rien n’a aucune importance d’ailleurs pour se soleil de la nuit. Elle n’est qu’un astre d’or qui contemple la Terre et ses habitants avec bienveillance.

Le temps passait et Calaïs commença a repenser aux derniers mois qui venaient de s’écouler. Sa gorge se noua terriblement mais au prix de terribles efforts elle arriva a se contenir. Le pire dans toute cette histoire c’est que tout était de sa faute; dire le contraire serait de la mauvaise foi… Néanmoins ressentait-elle encore ce feu qu’on nomme l’amour? Elle n’en savait plus rien et la seule chose dont elle pouvait encore être sûr s’appelait le tourment. Calaïs était brisée, brisée par la fatigue, la douleur, la culpabilité et son être n’était plus qu’un volcan fiévreux. De toute façon tout cela ne serait jamais arrivé si la jeune femme n’avait pas un goût prononcé pour les conflits… Notre petite Andromaque était un paradoxe vivant: Calaïs avait un caractère des plus beaux et ayant reçu une bonne éducation et travaillant plutôt bien on aurait pu tout normalement s’attendre a la voir fréquenter des « gens de bonnes familles » aux valeurs rigides mais la réalité était bien différente…
La française avait toujours eu une petite répulsion contre les règlements, elle les trouvait certes nécessaires mais convenait que la plupart étaient d’une profonde bêtise. Elle avait également été toujours attirée par les gens au personnalité très marquée et là où beaucoup voyait de la méchanceté, Calaïs voyait une immense tristesse. La frenchie; peut-être par grande naïveté; avait toujours pensée que les gens les plus méchants étaient aussi les plus malheureux. Elle n’excusait en rien des actes graves mais au fond d’elle la jeune femme savait que c’étaient des actes désespérés. Calaïs voyait en eux des failles et des faiblesses que personne d’autres ne semblaient voir et leur tendaient la main pour leur montrer le bon chemin. La poufsouffle avait toujours eu un faible pour « les mauvais garçons » comme les appellent certains.

Chacun des deux protagonistes restèrent immobile puis William s’avança vers elle. Leurs yeux se rencontrèrent et pour une nouvelle fois Calaïs plongea son regard océan dans celui du jeune homme. Ce dernier se contenta simplement d’ouvrir en grand la bouche puis de la refermer avec violence. Pourtant elle ne comprit pas la signification de ce geste. La préfete se retint donc de tout commentaires ou de tout gestes et regarda le « fou » s’éloigné d’elle et reprendre sa place sur le rocher. Le souffle court elle l’observa attentivement en essayant de se couper de son esprit. Son esprit et son corps qui brûlaient, qui hurlaient et ses yeux qui commençaient a s’emplir de larmes salées. Elle prit soudain une grande respiration et c’est peut-être cela qui l’empêcha de craquer. Puis elle vit qu’il se grattait le coup avec acharnement. Sa peau rougie devint après quelques instants une plaie d’où s’écouler du sang. Calaïs remarqua aussi le début d’un mot comme gravé dans la peau de William et cela lui procura un frisson de compassion.
Enfin il coupa le silence qui les avaient entourés depuis plusieurs minutes déjà. Il lui expliqua son point de vue sur l’amour et Calaïs ne pouvait qu’être trop d’accord sur la perfidie des passions.


* De l’Amour a la Haine il n’y a qu’un pas!* pensa elle; accablée

Ensuite il arrêta de s’arracher la peau et se mit a chanter. Sa voix était troublante, belle et éraillé, semblant provenir de l’au-delà. Il chanta quelques vers d’une chanson qui lui était inconnue et peut-être même inventé par lui. Les paroles étaient d’une étonnante véracité et Calaïs en fut touchée.
Alors sans réfléchir elle s’avança vers lui et s’accroupie pour être a sa hauteur. Il lui souria avec un sourire étonnement joyeux et reveux pourtant elle sentait que quelque chose lui faisant autant de mal qu’a elle. Elle répondit a son sourire par un autre sourire et en évanouissant ses prunelles azuréennes dans ses yeux obscurcis. Puis elle posa sa main sur la plaie saignante du jeune homme et lui répondit avec une sorte de soulagement dans la voix:


« L’Amour a de la place pour tout le monde dans son cœur »

Puis dans un murmure elle reprit:

« Vous savez vous êtes un bien étrange personnage mais je m’excuse de m’être emporté… La vie n’est pas simple et j’ai tellement mal a présent… Je ne sais pas quoi penser de vous, si je dois vous haïr ou vous chérir »

Ses propos n’avaient pas grande cohérence mais elle lui avait répondue et elle avait eu le courage de ne pas flancher. Seul cela lui importait a présent.

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